L’état alarmant des prisons françaises
Garance Benkara, Doctorante en droit privé et sciences criminelles, Université Grenoble-Alpes
La forme orale de la contribution a été conservée.
– « Par où commencer » ? – Dans son rapport annuel d’activité de 2024, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) a publié certaines lettres rédigées par des personnes détenues. Dans l’une d’entre elles, un détenu écrit : « nos conditions de vie quotidiennes sont à déplorer […] ceci dit, je ne sais pas par où commencer tellement le nombre de dysfonctionnement est important »1. Le désarroi de ce détenu, incapable de lister de manière exhaustive les innombrables défaillances qui affectent son établissement pénitentiaire, est aussi celui de l’observateur ou du chercheur lorsqu’il est chargé de décrire l’état actuel des prisons françaises : Par où commencer ? Une rapide consultation des rapports de visites publiés par le CGLPL révèle un constat accablant : la surpopulation carcérale étouffe les maisons d’arrêt dans lesquelles jusqu’à trois personnes sont entassées dans des cellules conçues pour n’en accueillir qu’une2. Ne trouvant plus d’espace entre ces murs, cette surpopulation carcérale a peu à peu gagné les établissements pour peine à la faveur des transferts de « décongestion »3, étendant à l’ensemble du parc pénitentiaire un même climat irrespirable.
– Des statistiques alarmantes – Ce triste constat est confirmé par les statistiques : depuis plus de quarante mois, la France bat presque chaque mois son record de surpopulation carcérale. Le nombre de personnes détenues ne cesse de croître depuis septembre 20204, tandis que la capacité opérationnelle5 demeure très largement insuffisante pour absorber cette progression. Au 1er février 2026, les données du ministère de la Justice sont sans appel : le taux d’occupation6 atteint 136,9 % à l’échelle nationale, 167 % dans les maisons d’arrêt et quartiers maison d’arrêt et dépasse les 200 % dans 28 établissements ou quartiers pénitentiaires7, ce qui contraint plus de 6 500 personnes à dormir sur des matelas au sol8. Selon le dernier rapport SPACE I publié par le Conseil de l’Europe en 2025, la France se situe au troisième rang des États membres les plus touchés par la surpopulation carcérale, derrière la Slovénie et Chypre9.
– Une surpopulation contagieuse – À l’instar de l’échelle européenne, l’échelle nationale révèle, elle aussi, de fortes disparités dans la répartition de la population pénale. En effet, la surpopulation carcérale touche principalement les maisons d’arrêt et les quartiers maisons d’arrêt, car les autres établissements pénitentiaires, tels les centres de détention, centres de semi-liberté ou maisons centrales, se voient appliquer un numerus clausus de fait. Ces établissements sont toutefois de plus en plus exposés à la pression carcérale. Ainsi, bien que les taux d’occupation moyens de ces types établissements ne dépassent pas 100 % à l’échelle nationale, cette moyenne masque des situations locales bien plus alarmantes, puisqu’au 1er février 2026, 12 centres ou quartiers de semi-liberté10 et 6 centres de détention11 se trouvaient en situation de surpopulation carcérale, avec des taux dépassant parfois les 200 % d’occupation dans certains établissements ultramarins12.
– Des condamnations européennes à répétition – Face à cette surpopulation carcérale généralisée, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) n’a pas tardé à se prononcer. Elle considère, depuis son arrêt Mursic contre Croatie du 20 octobre 2016, que lorsqu’un détenu dispose de moins de 3 m² d’espace personnel dans une cellule collective, il existe une forte présomption de violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui prohibe les traitements inhumains et dégradants13. Compte tenu des taux d’occupation évoqués, la France n’a pas échappé à plusieurs condamnations sur ce fondement. Dans l’arrêt J.M.B contre France du 30 janvier 2020, la CEDH est même allée jusqu’à qualifier la surpopulation carcérale française de phénomène structurel14, et après avoir rappelé à l’État son obligation positive de garantir des conditions de détention dignes, la Cour lui a recommandé d’adopter des mesures générales afin de résorber définitivement la surpopulation carcérale15. Malheureusement, six ans plus tard, force est de constater que cette injonction est restée lettre morte, car dans l’arrêt R.M. contre France du 15 janvier 2026, la CEDH a de nouveau condamné la France sur les mêmes fondements16.
– Des prisons qui se dégradent – Si la CEDH présume que la surpopulation porte atteinte à la dignité des personnes détenues en raison du manque d’espace personnel qu’elle génère, la surpopulation affecte en réalité bien d’autres aspects de la détention. D’abord, elle agit comme un accélérateur de la vétusté du parc pénitentiaire : lorsqu’un établissement est durablement suroccupé, l’usure des locaux et des équipements devient inévitable17. À cela s’ajoute un effet pervers : la surpopulation rend impossible la mise hors service temporaire de bâtiments pour y conduire des travaux pourtant nécessaires18. Or, cette vétusté ne provoque pas qu’une dégradation du confort des détenus : elle emporte des risques graves pour leur intégrité physique, et celle du personnel. Ainsi, certains établissements signalent des effondrements de coursives ou de murs d’enceinte19 ; d’autres font état d’installations électriques obsolètes et sur-sollicitées, qui accroissent le risque d’incendie20.
– Un milieu pathogène – À cela s’ajoute un environnement de vie dégradé : humidité, moisissures, ventilation déficiente, températures extrêmes, fuites d’eau, prolifération de nuisibles comme les rats, les cafards et les punaises de lit. Ces conditions créent un terrain propice au développement de maladies. Santé publique France relève ainsi que la promiscuité et la surpopulation propres au milieu carcéral favorisent la transmission de pathologies chez les détenus21 parmi lesquels on recense de nombreux cas de gale22, d’infections cutanées23, de tuberculose24 ou de leptospirose25, que l’on pourrait qualifier de véritables maladies carcérales.
– Un accès aux soins limité – Cette dégradation de la santé des détenus est d’autant plus préoccupante que leur accès aux soins somatiques est considérablement limité. Si l’article L.322-1 du code pénitentiaire impose que les personnes détenues bénéficient de soins équivalents à ceux de la population générale, la surpopulation carcérale compromet gravement cet objectif. D’une part, en augmentant le nombre de personnes détenues, la surpopulation accroît mécaniquement les besoins en soins, tout en générant elle-même de nouvelles pathologies. Or, les effectifs médicaux, souvent dimensionnés sur la capacité théorique des établissements26, se révèlent insuffisants face à cette demande croissante. D’autre part, et selon la même logique, la surpopulation augmente le nombre d’extractions médicales nécessaires, ce qui se heurte à un obstacle logistique : l’organisation des extractions médicales et des mouvements internes nécessite un personnel de surveillance et d’escorte, dont le nombre est lui aussi insuffisant. Ce défaut d’accès aux soins a d’ailleurs récemment valu à la France une énième condamnation par la CEDH, dans l’arrêt Fernandez Iradi contre France du 4 décembre 2025, concernant un détenu atteint de sclérose en plaque, dont le suivi par un neurologue et un kinésithérapeute était limité en raison des contraintes organisationnelles liées à son incarcération et des disponibilités restreintes du personnel soignant au sein de l’établissement27.
– Un climat de mal-être et de tension – La prise en charge psychiatrique et psychologique des détenus est elle aussi limitée, ce qui aggrave le risque de passage à l’acte violent ou suicidaire, d’autant que l’entassement, la promiscuité et l’indignité des conditions de vie génèrent un climat de mal-être et de tension permanent qui, lui aussi, nourrit le désespoir et la violence. Le taux de suicide en détention dépasse ainsi largement celui de la population générale : il est environ dix fois plus élevé chez les hommes détenus et quarante fois plus chez les femmes détenues28. Plusieurs de ces drames ont d’ailleurs valu à la France des condamnations devant la CEDH, qui a sanctionné la prise en charge lacunaire de la santé mentale de personnes incarcérées29. Quant à la violence, elle est le corollaire inéluctable de cette promiscuité. Lorsque l’on confine des détenus dans des cellules surpeuplées et délabrées, parfois jusqu’à 22 heures sur 24, lorsqu’ils sont contraints de cohabiter avec des profils à risque, que l’on ne peut ni isoler, ni soigner, alors la violence s’installe. Cette violence, en ce qu’elle conduit à des retraits de réductions de peine pour mauvaise conduite ou à de nouvelles condamnations pénales pour les détenus auteurs, contribue à allonger la durée des peines effectivement subies et alimente ainsi la surpopulation carcérale.
– Un personnel pénitentiaire en souffrance – Cet environnement insalubre et violent ne pèse pas seulement sur les personnes détenues : il affecte également le personnel pénitentiaire. Soumis à des conditions de travail éprouvantes, celui-ci est enfermé dans un cercle vicieux : les métiers pénitentiaires peinent à recruter ; le sous-effectif qui en résulte engendre une surcharge de travail ; la surcharge nourrit l’absentéisme ; l’absentéisme aggrave le sous-effectif30… Les conséquences de cette situation sur la santé du personnel sont alarmantes : une étude de l’Institut de veille sanitaire publiée en 2015 révèle que les surveillants pénitentiaires hommes présentent un taux de suicide supérieur de 21 % à celui de la population générale31.
– Des conséquences au-delà des murs – Détenus, personnels : la prison use ceux qu’elle abrite. Mais les conséquences de telles conditions de détention dépassent largement ses murs et atteignent toute la société. La surpopulation carcérale compromet en effet gravement l’un des objectifs essentiels assignés par la loi à la peine privative de liberté : la réinsertion32. L’exposition à des conditions de vie indignes attise la colère et le ressentiment des détenus. Dans le même temps, les sorties en promenade sont réduites, les liens avec les proches se distendent, l’accès aux activités sportives, culturelles, scolaires ou professionnelles est entravé, alors même que ce sont des leviers essentiels à la réinsertion33. À cette dégradation s’ajoute la saturation des services pénitentiaires d’insertion et de probation, qui ne peuvent plus accompagner efficacement les personnes détenues34. Le cumul de ces défaillances place l’administration pénitentiaire dans l’incapacité de remplir les missions que la loi lui assigne en matière de réinsertion, et c’est précisément là que réside le paradoxe : alors que la prison échoue à réinsérer et alimente la récidive, le remède principal proposé par le gouvernement est la construction de nouveaux établissements pénitentiaires. Cela représente un coût exorbitant pour la collectivité, sans pour autant régler le problème de surpopulation, d’après de nombreuses sources nationales et internationales telles que le CGLPL35, la Cour des comptes36, le rapport du comité des États généraux de la justice de 202237 ou le Conseil de l’Europe38. La société paie donc deux fois : une première fois pour financer un système qui ne réinsère pas, une seconde fois pour en supporter les conséquences en termes de récidive et d’insécurité. À cela s’ajoute le coût des contentieux initiés par les détenus devant les juridictions internes et européennes. À titre d’exemple, dans le seul arrêt J.M.B. c. France, ce sont près d’un demi-million d’euros qui ont été alloués aux 32 requérants, sans compter les frais et dépens.
– Conclusion – La surpopulation carcérale n’est donc pas seulement source d’atteinte à l’intégrité physique et psychique des détenus et du personnel pénitentiaire, c’est aussi un frein à la réinsertion et une charge croissante pour les finances publiques. Face à l’épidémie de Covid-19, la France a pourtant su réduire la surpopulation carcérale en quelques semaines, ce qui prouve qu’il est possible de réduire rapidement et significativement la pression carcérale, sans recrudescence de la délinquance39. Il est temps d’en tirer les conséquences et de s’inspirer de la réponse à la pandémie, pour prendre des mesures à la hauteur de la crise carcérale, à commencer par la mise en place d’un véritable mécanisme de régulation.
1 CGLPL, Rapport d’activité 2024, p. 171.
2 V. not. CGLPL, Rapport de la troisième visite de la maison d’arrêt de Bayonne, oct. 2024 (taux d’occupation de 201 %, lits triplés dans 29 cellules) ; CGLPL, Rapport de la troisième visite de la maison d’arrêt de Nice, juin 2025 (taux d’occupation de 191,8 % au quartier des hommes, plus de 66 % des détenus cohabitant à trois ou quatre en cellule).
3 CGLPL, Rapport d’activité 2024, p. 14.
4 Soit, d’après la DAP, 61 102 personnes détenues au 1ᵉʳ octobre 2020 contre 86 645 au 1ᵉʳ février 2026. DAP, Statistique des établissements et des personnes écrouées en France, statistiques mensuelles.
5 Selon la définition retenue par la DAP, la capacité opérationnelle correspond au nombre de places effectivement disponibles dans les établissements pénitentiaires. DAP, Statistique des établissements et des personnes écrouées en France au 1ᵉʳ février 2026, p. 15.
6 Selon la définition retenue par la DAP, le taux d’occupation, aussi appelé densité carcérale, s’obtient en rapportant le nombre de personnes détenues au nombre de places opérationnelles. Ibid p.15
7 Ibid., pp. 6-7.
8 Ibid., p.6.
9 M. F. Aebi et E. Cocco, Prisons and Prisoners in Europe 2024 : Key Findings of the SPACE I Report, Série UNILCRIM 2025/3, Conseil de l’Europe et Université de Lausanne, 15 juillet 2025, p. 17.
10 Il s’agit, selon la DAP, des centres ou quartiers de semi-liberté de Gagny, Fresnes-Villejuif, Faa’a-Nuutania, Metz, Paris-La Santé, Nanterre, Aix-Luynes, Melun, Villeneuve-lès-Maguelone, Toulouse-Seysses, Avignon-Le Pontet et Toulon-La Farlède. DAP, Statistique des établissements et des personnes écrouées en France au 1ᵉʳ février 2026.
11 Il s’agit, selon la DAP, des quartiers centre de détention des centres pénitentiaires de Majicavo (Mayotte), Saint-Denis de La Réunion, Lille-Annœullin, Ducos (Martinique), Baie-Mahault (Guadeloupe) et du Havre. Ibid.
12 C’est le cas, au 1ᵉʳ février 2026, du CP de Majicavo (Mayotte, 280,7 %) et du CP de Saint-Denis de La Réunion (200,0 %). Ibid.
13 CEDH, gde ch., 20 oct. 2016, Muršić c. Croatie, n° 7334/13 §§136 à 140.
14 CEDH, 5e sect., 30 janvier 2020, J.M.B. et autres c. France, req. n° 9671/15 §315.
15 Ibid. §316.
16 CEDH, 15 janv. 2026, R.M. c. France, n° 34994/22.
17 CGLPL, Avis du 12 mai 2025 relatif à la vétusté des établissements pénitentiaires, JORF n° 0241 du 15 oct. 2025, p. 3.
18 Ibid.
19 V. not. sur l’effondrement, en 2023, de coursives de la maison d’arrêt de Rouen, CGLPL, Avis du 12 mai 2025, préc., p. 3 ; et sur l’effondrement, en mars 2019, du mur d’enceinte de la maison centrale de Poissy, « Prison de Poissy : effondrement d’une partie du mur d’enceinte », dans Europe 1, 28 mars 2019.
20 V. not. CGLPL, Avis du 12 mai 2025 préc., p. 1, qui cite la maison d’arrêt de Nice (« installations électriques dangereuses, augmentant les risques d’incidents graves, en particulier d’incendie ») et le centre pénitentiaire de Lorient-Ploemeur dont la « configuration oblige les détenus à utiliser jusqu’à trois multiprises branchées entre elles, s’exposant à des risques majeurs de surcharge électrique et donc d’incendie ».
21 J.-P. Guthmann, S. Laporal et D. Lévy-Bruhl, « La tuberculose maladie en France en 2018. Faible incidence nationale, forte incidence dans certains territoires et groupes de population », Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 2020, n° 10-11, pp. 196-203.
22 V. not. « La gale à la maison d’arrêt d’Aurillac : une quinzaine de cas depuis novembre et un protocole sanitaire enclenché », dans La Montagne, 20 janvier 2026 ; CGLPL, Rapport de visite du centre pénitentiaire de Lille-Annœullin (Nord), décembre 2024 (cas de gale recensés en cours de visite).
23 CGLPL, Avis du 12 mai 2025, préc., p. 3 : « Au centre pénitentiaire de Perpignan, l’infestation de punaises de lit atteint un niveau alarmant, exposant détenus et surveillants à de multiples piqûres et réactions cutanées. »
24 J.-P. Guthmann, S. Laporal et D. Lévy-Bruhl, préc., p. 199 : le taux de déclaration de tuberculose chez les détenus est environ dix fois supérieur à celui observé en population générale. Les auteurs l’expliquent par « le cumul dans cette population de nombreux facteurs de risque » et soulignent que « le milieu carcéral est propice au développement de la tuberculose, avec des établissements pénitentiaires confrontés à la promiscuité et à la surpopulation qui favorisent la transmission ».
25 CGLPL, Avis du 12 mai 2025 préc. p. 3 : « Le CGLPL a reçu plusieurs témoignages faisant état de la transmission de maladies bactériennes par des nuisibles. Un détenu a par exemple contracté la leptospirose au centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses après avoir été exposé à de l’urine de rat ».
26 V. CGLPL, Les droits fondamentaux à l’épreuve de la surpopulation carcérale, Approche concrète sur la base de l’expérience du CGLPL, Rapport thématique, Dalloz 2018, p.13 ; OIP, La santé incarcérée, Enquête sur l’accès aux soins spécialisés en prison, juillet 2022, p. 26.
27 CEDH, 5e sect., 4 décembre 2025, Fernandez Iradi c. France, req. n° 23421/21 §§25 et 30.
28 Santé publique France, Description des personnes écrouées décédées par suicide en France sur la période 2017-2021. Interprétation de données de surveillance par Santé publique France, Saint-Maurice, 15 janv. 2025
29 V. not., parmi les arrêts ayant conclu à la violation des articles 2 ou 3 de la Convention en raison de la prise en charge lacunaire de la santé mentale de détenus : sur des cas de suicide, CEDH, 5ᵉ sect., 16 oct. 2008, Renolde c. France, req. n° 5608/05 ; CEDH, 5ᵉ sect., 19 juill. 2012, Ketreb c. France, req. n° 38447/09 ; CEDH, 5ᵉ sect., 8 oct. 2015, Sellal c. France, req. n° 32432/13. Sur un cas de tentative de suicide, CEDH, 2ᵉ sect., 11 juill. 2006, Rivière c. France, req. n° 33834/03.
30 CGLPL, Avis du 25 juillet 2023 relatif à la surpopulation et à la régulation carcérales, préc. p.3.
31 J.-L. Marchand, F. Dourlat et F. Moisan, Mortalité des agents de l’administration pénitentiaire entre 1990 et 2008 : description et analyse. Synthèse des résultats, Saint-Maurice, Institut de veille sanitaire, 2015, p. 5.
32 V. Article 707 II. du C. proc. pén.
33 V. not. Rapport du comité des États généraux de la justice, Rendre justice aux citoyens, avr. 2022, p.60.
34 V. not. Ibid., p. 62 ; M. Mercier et L. Harribey, SPIP : la lutte contre la récidive mise à l’épreuve, Rapport d’information n° 353 (2022-2023), Sénat, Commission des lois, 15 févr. 2023.
35 V. CGLPL, Les droits fondamentaux à l’épreuve de la surpopulation pénitentiaire, préc. p.32 ; CGLPL, Avis du 25 juillet 2023 relatif à la surpopulation et à la régulation carcérales, JORF n° 0213 du 14 sept. 2023, p.2.
36 Cour des comptes, Rapport public thématique, Une surpopulation carcérale persistante, une politique d’exécution des peines en question, p. 43.
37 Rapport du comité des États généraux de la justice, avr. 2022, préc., p.27
38 V. par ex. Conseil de l’Europe, Comité des Ministres, Recommandation n° R(99)22 du 30 septembre 1999 concernant le surpeuplement des prisons et l’inflation carcérale.
39 Sur la possibilité avérée d’une réduction rapide et significative de la pression carcérale, V. CGLPL, Les droits fondamentaux des personnes privées de liberté à l’épreuve de la crise sanitaire, Rapport thématique 17 mars au 10 juin 2020, juill. 2020, p. 3 ; Observatoire des disparités dans la justice pénale, « Le choc du Covid-19 », en ligne. Sur la concomitante baisse de la délinquance enregistrée en France pendant cette période, v. SSMSI, Insécurité et délinquance en 2020 : bilan statistique, ministère de l’Intérieur, avril 2021.


